Le Tchad traverse une crise sans précédente. Les orientations budgétaires vont très mal, très mal. Les discours sont, on ne peut plus claire et sereine. La politique étrangère reste le seul tremplin.
Visiblement, on semble avancer dans le vide. Alors que l’étau se resserre encore davantage, la politique intérieure semble faire la marche du canard boiteux. Reconverti en défenseur de l’Afrique, comme le surnommait le président français, Emmanuel Macron « Le Napoléon Bonaparte de l’Afrique centrale », Déby n’a que la politique étrangère en tête.
Pendant que le taux de chômage augmente, la crise économique et sociale torpillent les tchadiens, il semble s’intéresser à la lutte contre le terrorisme, son credo, si gratifiante médiatiquement.
Après le Mali avec ses conséquences (dix casques bleus tchadiens ont trouvé la mort le 27 janvier dernier lors d’une bataille contre les djihadistes), les projecteurs sont tournés vers l’Etat d’Israël. Une amitié israélo-tchadienne pour faire front à « l’ennemi commun, le terrorisme », a-t-on l’habitude de dire.
Aujourd’hui, la lutte contre le terrorisme est devenue une mission de très haute priorité (THP) pour le gouvernement tchadien. Alors que d’un côté, les pleurs, les cris de la population ne font en aucun cas échos.
Les projets d’envergures sont brisés et le Tchad semble tombé dans une malédiction chronique qui va pourrir davantage l’année 2019.
Djimnayel Ngarlenan