La question de l’apatridie a fait naître une journée d’échange entre Etat, UNHCR et les artistes tchadiens résidant à N’Djamena. Cette journée à lieu pour solliciter l’aide des artistes tchadiens.  C’est ce matin 04 Août 2018 dans les locaux du centre culturel BABA MOUSTAPHA au quartier Kabalaye dans le 3e arrondissement de la capitale.

L’apatridie est la situation d’une personne qu’aucun Etat ne reconnait comme son ressortissant de plein de droit ou au regard de sa législation (article 1 de la convention de 1954 relatif au statut des apatrides). C’est en 1974 que  L’UNHCR est mandaté  par l’Assemblée Générale des Nations Unies de traiter la question de l’apatridie de manière générale et pas uniquement pour les réfugiés apatrides. UNHCR mène ses actions sur 04 grands axes à savoir : l’identification et la prévention, la réduction et la protection.

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Expliquer aux artistes c’est que ce l’apatridie afin qu’ils soient des ambassadeurs auprès de la population et les aider à éradiquer ce phénomène est le point culminant de cette rencontre.  Près de 50 artistes, tous confondus ont donné leur accord à cette lutte par leur présence massive dans cette journée. Prenant attendrissement tour à tour parole, les artistes se disent apte et toujours prêts dans la lutte contre les maux de la société.

Pour l’UNHCR être apatride c’est n’avoir aucune existence juridique, ne pas pouvoir jouir de ses droits en tant qu’être humain. Et à elle de continuer que l’apatride ne pas : Aller à l’école ou du moins pour ceux qui arrivent à le faire, ne peuvent à un certain niveau continuer ; se marier, car sans aucun document, il ne peut remplir les formalités liées au mariage, se faire établir un passeport encore moins voyage, etc.

Touchant la question de la contribution des artistes, M. BAKHIT YOUSSOUF Idriss Sandel, directeur général adjoint de la direction générale de l’administration du territoire déclare : « Vous les artistes vous devez apporter votre part du gâteau ». Ce mot a suscité une réaction des artistes. En qualité du représentant du gouvernement, M. BAKHIT YOUSSOUF Idriss Sandel s’est expliqué sur ses propos que l’Etat et UNHCR ne financent que des projets.

La lutte contre ce phénomène fait partie intégrante du calendrier de l’UNHCR. C’est dans ce sens que Mme AUDY Ginette administratrice adjointe, chargée de la protection du genre et question de l’apatridie énonce leur choix porter sur les artistes : «  les artistes parce qu’ils font partis des acteurs clés qui peuvent de par leur rôle, de par leurs productions  avoir un impact dans la sensibilisation au côté des populations ».

De cette rencontre est automatiquement nées les stratégies pour la lutte contre ce fléau : sensibilisation sur audiovisuel, conférence débat, théâtre radiophonique, réunir les chefs coutumiers et religieux, suivi de délivrance d’acte de naissance, enregistrement d’un titre collectif etc.

Toumai

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