EDUCATION : LES DEPENSES PUBLIQUES DANS UN ENVIRONNEMENT FRAGILE

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Le Tchad, un pays fragile sans littoral sur sa superficie et ses régions, connait depuis des décennies un taux de croissance de 3,6 % d’efficience des dépenses publiques, améliore le niveau du développement humain qui est un facteur déterminant de la croissance économique. Ces faits combinés constituent des défis majeurs pour l’offre d’éducation au Tchad.

Le diagnostic du système éducatif tchadien identifie quelques défis structurels de l’heure. Pour les fortes disparités dans les régions : le taux brut de scolarisation qui varie entre 95% au Sud à 30% en moyenne au Nord. Le taux d’achèvement du cycle primaire varie à travers les régions de 78,1% 71,2% et 63,4% respectivement dans les régions du Mayo Kebbi Ouest, N’Djamena et le Logone occidental ; et 10% 9,4% et 6,9% respectivement pour les régions de Sila, Hadjer Lamis et le Lac. Pour les taux de redoublement et d’abandon des classes, le redoublement atteint 22% pour l’enseignement primaire.

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La distribution inégale de l’offre de services d’éducation, plus de 51% d’écoles primaires sont financées par les communautés, particulièrement dans les zones rurales, les maitres communautaires représentent 74% du nombre total des enseignants des écoles publiques et communautaires. Pour apprécier la qualité de l’éducation, les données ont montré que le ratio élève-enseignant par région varie entre 42,5 à 104,4. Ces données proviennent des ministères sectoriels et de l’INSEED. Les résultats de ces données montrent que le score moyen d’efficience est de 0,96 au primaire et de 0,90 au secondaire.

Des résultats obtenus requièrent quelques implications des politiques économiques notamment :

Reluire l’instabilité gouvernementale et générale et de manière spécifique d’allonger la durée au poste des gouverneurs afin de réduire l’inefficience des dépenses publiques ;

Augmenter le taux d’achèvement du cycle primaire et du secondaire

Budgétiser et allouer de façon optimale des ressources publiques en y accordant les leaders d’opinion régionaux et enfin intensifier les missions parlementaires de façon trimestrielle pour un meilleur contrôle et suivi des dépenses publiques au niveau régional.

ALLARAMADJI INNOCENT

Toumai

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