La CENI divise toujours

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Après la demande d’annulation du décret N°216 portant composition des membres de la CENI, c’est autour de la désignation du président de la CENI que des controverses s’installent. Un épisode qui, sans nul doute mettra en mal la tenue des élections législatives prévue à la fin du premier semestre 2019.

Dans un jeu, peu démocratique, les moindres désignations et nominations à la commission électorale nationale indépendante (CENI) font grincer les dents et donnent de fil à retorde à la partie qui se voit d’office éliminer à la course. Une tendance est à la mode. Les dispositions des textes et lois ne sont pas prises en compte. Une méthode que récuse l’opposition démocratique en ce moment.

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La désignation de Dr. Mahamat Kodi comme président de la CENI vient une fois de plus pousser l’opposition et le CNDP à se prononcer. Selon eux, ce dernier n’est pas une personnalité neutre pour diriger cette commission parce qu’il est un militant du MPS. « Nous avons demandé à ce que le décret soit repris. Le pouvoir jusqu’aujourd’hui n’a pas repris le décret, plus grave, on n’a désigné aux forceps, le président de la CENI qui n’est pas une personnalité neutre conformément à la loi. C’est un militant pure-jure du MPS et qui est désigné pour être président de la CENI. C’est pour dire que la fraude a déjà commencé. Nous, on demande le respect de la loi, en attendant que ces deux questions soient réglées, nous gelons notre participation au CNDP », a déclaré Mahamat Ahmat Al-Habo, vice-président du cadre national de dialogue politique (CNDP) par ailleurs secrétaire général du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD).

Un consensus qui divise

Du côté de la majorité présidentielle, c’est par consensus que Dr. Mahamat Kodi a été désigné président de la CENI. « Tout a été décidé de manière consensuelle. Que ce soit la composition de la CENI en elle-même. A ce que je sache n’y a pas un seul membre de la majorité présidentielle qui est dans le quota de l’opposition. Par conséquent, j’estime que sur ce point, l’opposition fait simplement de la gesticulation. Second point, la désignation du président de la CENI a été faite en respectant strictement les prescriptions textuelles jusqu’à dire par consensus », a expliqué Jean Bernard Padaré, secrétaire national chargé de groupement socioprofessionnel du MPS.

Pour Jean Bernard Padaré, l’annulation du décret N°216 est quasiment impossible et demande les preuves de l’appartenance de Dr. Mahamat Kodi comme militant du MPS. « Nous nous sommes fin prêt et il y aura élection qu’on le veuille ou non », s’impose-t-il.

Toumai

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