3EME ÉDITION DE L’ARBRE DE NOËL DES ENFANTS DRÉPANOCYTAIRES

L’Association des Jeunes Arc-en-ciel pour la Stabilité Sociale en Afrique (AJASSA) a tenue dans l’après-midi du 06 décembre 2018 une conférence de presse dans le siège de la dite association dans le 6e arrondissement de N’Djamena. Cette conférence de presse est axée sur le lancement officiel de la 3ème édition de l’arbre de noël des enfants drépanocytaires qui aura lieu le 21 et 22 du mois en cours sous le thème : « Je veux vivre et longtemps ».  

C’est avec ce thème : « Je veux vivre et longtemps », que, AJASSA a porté son choix sur cette maladie drépanocytose qui inflige la souffrance et décime à petit feu les enfants tchadiens.

La drépanocytose est une maladie génétique de l’hémoglobine, une substance contenue dans les globules rouges, qui sert à transporter de l’oxygène à travers le corps. Elle se manifeste par une anémie (se traduisant par une fatigue des vertiges et d’essoufflements), une sensibilité aux infections, des crises douloureuses causées par une mauvaise circulation sanguine et par manque d’oxygène dans les tissus organiques (surtout les os) et elle touche autant des filles que des garçons.

En abordant ledit thème, la présidente du comité d’organisation, Fatimé Boukar Kossi déclare : « Ce thème nous permettra d’expliquer que la Drépanocytose n’est pas une maladie contagieuse et son traitement radical n’est pas encore disponibles, cependant l’espoir reste, compte tenu de l’évolution de la recherche en la matière. Pour l’heure, on ne guérit pas la drépanocytose mais on améliore la qualité de vie des malades avec un suivi régulier du patient pour éviter les complications de la maladie, tels que : l’anémie, les crises douloureuses ou crises vaso-occlusives ».

Les activités prévues pour la circonstance se dérouleront comme suit : le 21 c’est la journée officielle de visite et de partage des médicaments (acide folique) et le 22 décembre est prévue pour la cérémonie officielle où il y’aura le partage des cadeaux de noël aux enfants.

ADDE.G & AHMAT MAHAMAT AHMAT

 

RCA : DEUX FEMMES JUGÉES POUR AVOIR TUE UN HOMME PAR LA SORCELLERIE

Deux femmes entrainant la mort d’un homme , étaient  jugées pour charlatanisme et sorcellerie à la cour de Bangui hier 05 décembre 2018. Alors qu’une telle infraction est même  punie par les articles 149 et 150 du code pénal. Selon la Radio France Internationale ( RFI), ces deux femmes conduites devant la cour, bras croisés et regardent à terre pour des interrogations : «  savez-vous pourquoi vous avez été conduite à la direction des services de police judiciaire et est-ce pour dire que vous êtes sorcière  ? ». « j’ai été conduite à la DSPJ à cause de la sorcellerie et oui je suis sorcière ». Le procès verbal de l’enquête préliminaire était lu par l’Avocat général Me Benoit Narcisse Foukpio.

Me Benoit Narcisse Foukpio, explique que, ces procès de l’enquête préliminaires sont compliqués : «  cette infraction- là si on essaye de l’aborder  sous l’angle purement cartésien, c’est un peu difficile puisque les faits échappent à l’esprit cartésien, échappent au raisonnement. Donc la pratique de charlatanisme et sorcellerie, qui est visée par le législateur nous pose sérieusement des problèmes au niveau de la justice moderne. Parce que tout à l’heure, dans le débat à l’audience, il est un peu difficile de rapporter les preuves ».

Pour l’avocat de la défense, Me Ngama  « Jonas est mort. Jonas est mort de quoi , monsieur le président ? Personne n’est capable d’expliquer à Bangui la mort de cet homme. Il n’y avait pas de preuves puisqu’on disait tantôt qu’au niveau du quartier il y’a des gens qui étaient au courant, mais en dehors des témoins qui étaient cités à l’audience d’autres personnes n’étaient pas venues pour étayer ou bien confirmer d’autres faits. C’est du ragot. » un élément sur lequel s’est appuyé l’avocat de la défense.

Les deux femmes ont été acquittées. Ce qui n’est pas toujours le cas. Plus de la moitié des femmes en fermées à la prison de Bimbo les sont pour la sorcellerie.

ANNE YANKIM

CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES VOLONTAIRES ÉDITION 2018

Le Tchad à l’instar des autres pays dans le monde a célébré hier mercredi 05 décembre la Journée Internationale des Volontaires (JIV) dans le local du Ministère de la Promotion des Jeunes, des Sports et de l’Emploi sous le thème : « Les Volontaires pour bâtir des communautés résilientes ». C’étais en présence de Mahamat Nassour Abdoulaye, ministre de la dite institution, quelques représentants des institutions, des ONG, des Volontaires et les Collaborateurs du ministère.

Cette journée a été instituée en 1985 par l’Assemblée Générale (AG) des Nations Unies. Chaque 05 décembre est célébrée la JIV. L’objectif de la Journée Internationale des Volontaires est de reconnaitre et de souligner l’importance de la contribution des volontaires au développement économique et social. Le thème de la JIV de cette année met l’accent particulier sur les volontaires des communautés locales. Il est prouvé que les volontaires contribuent à renforcer la résiliente de leurs communautés face aux catastrophes naturelles, aux tensions économiques et aux choques politiques.

Au Tchad la Journée a été étalé du 02 au 05 par les activités. Pendant ces jours, il y a eu une conférence de presse, et des débats entres les acteurs concernant la question de volontaire pour son implantation au Tchad. Une activité qui a marqué ces jours, est le don de sang offert par ces jeunes. Pour M. Dingamnaïl Kaldé Lwanga, Directeur de la Promotion des Jeunes, du Volontariat, de l’Emploi et de l’Insertion Social ajoute que « Le plus grand don que l’on peut faire, c’est de donné sa vie pour sauver certaines vies ». Les jeunes volontaires ont continué par la suite à nettoyer la cours du Centre des Santés de Transfusion Sanguines et celui de l’Hôpital Général de Référence Nationale (HGRN) de N’Djamena. Parmi ces activités, il y a également un match de football opposant les cadres du Ministère de la Promotion des Jeunes, des Sports et de l’Emploi et les Volontaires. Le score final est de quatre buts partout (4-4). Pour le Directeur Dingamnaïl Kaldé Lwanga « Depuis 2014, il y’a seulement la déclaration du ministre, mais cette année nous avons fêté, cela veux dire que c’est la Première Édition de la Journée Internationale des Volontaires au Tchad », a-t-il précisé.

Le représentant du PNUD, M. Stephen Kinloch Pichat a rapporté un extrait de la déclaration du Secrétaire Général des Nations Unies (ONU), António Guterres à l’occasion de la Journée Internationale des Volontaires, qui dit « Le rôle moteur et multiforme que jouent ces femmes et ces hommes (les volontaires) dans la promotion des objectifs de développement durable mérite le soutien sans faille des gouvernements et des autres parties prenantes. En cette Journée Internationale, je remercie les Volontaires de tout ce qu’ils font pour que personne ne soit laissé de côté ». Quant à Stephen Kinloch Pichat représentant du PNUD soulève que « Cet événement qui nous réunit en ce jour permet de reconnaitre la solidarité des volontaires à travers le monde qui répondent à l’appel dans les moments difficiles, prenant des risques afin de sauver des vies et d’aider les autres à vivre dans la dignité ».

Mahamat Nassour Abdoulaye, Ministre de la Promotion des Jeunes, des Sports et de l’Emploi « Mon Département pour sa part, est en plein chantier à travers l’organisation de l’atelier de la validation nationale de la Politique Nationale de la Jeunesse et de l’Emploi et de la mise en place de l’Agence Nationale du Volontariat au Tchad, qui sont des dispositifs stratégique et fédérateurs, à même de cristalliser les actions de l’Etat et de ses partenaires , en faveur de l’encadrement, de l’épanouissement et de l’employabilité de la jeunesse tchadienne dans toute sa diversité »

Les Volontaires sont les jeunes des organisations de la société civile, des volontaires et des volontaires eux-mêmes. Ces jeunes peuvent être diplômés où non, n’avoir aucune qualification mais qui peuvent être utiles.

 

PLUS DE 1200 PERSONNES ATTENDUES AU RADISSON BLU POUR « ENTREPRENDRE 2019 »

La génération Any Body Can Dream ABCD, a pour mission de promouvoir la culture entrepreneuriale au sein de la jeunesse tchadienne, a organisé ce matin 05 décembre 2018 un point de presse dans ces locaux pour annoncer l’inscription et la tenue de cet événement du 28 et 29 décembre à l’hôtel Radisson Blu sous le thème : « La place de l’économie Numérique dans la transformation de l’Afrique Centrale ».

Après la relance économique et bien d’autres fora pour redonner de l’espoir à la population et à l’économie tchadienne en souffrance, aujourd’hui, c’est le tour de ABCD dans « Entreprendre 2019 » qui intervient pour la deuxième fois depuis 2017. Selon le Président de la génération ABCD, Andreas Koumato « L’idée est née tout simplement que l’avenir appartient à ceux qui le prépare et le planifie aujourd’hui ». Vu le contexte économique et social que traverse le Tchad actuellement, Entreprendre 2019 se veut être un évènement de sensibilisation et de formation en masse des jeunes en entrepreneuriat et le leadership pendant deux jours intensifs.

Les objectifs d’entreprendre 2019 sont entre autres : Former 1200 personnes (jeunes et femmes) en entreprenariat et le leadership de façon approfondie et pragmatique, promouvoir et accéder à la création d’emploi, d’opportunités et de richesses au Tchad par la création d’au moins 200 entreprises et 500 emplies par les participants. De tout ce qui est précité, entreprendre 2019 envisage financer 10 entrepreneurs avec un capital de démarrage, créer une plateforme d’expression et de réseautage pour les jeunes au travers de l’évènement afin de développer une communauté de jeunes ChangeMakers etc.

Ces objectifs cités sont les résultats attendus par la génération ABCD, organisatrice de l’événement. Pendant les deux jours les participants auront au programme : Les opportunités de la nouvelle économique, les compétences clés de la nouvelle économie et son impact social et économique, créer sa plateforme digitale en 3-clicks avec WordPress, les sources innovantes de financement pour les start-ups, les ateliers thématiques avec les experts

Pour montrer son engagement auprès de la population tchadienne, ABCD promet par le biais de son président Andréas Koumato de financer par elle-même en live, les trois meilleurs projets qui seront présentés et jugés dignes par le jury. En cela s’ajoute la réduction du montant qui est de 10 000FCFA de participation à 25% pour tous les étudiants et filles/femmes.

A l’édition précédente qui était organisée du 27 au 28 décembre 2017, 625 personnes ont été formées par 17 speakers qui ont créé plus de 100 entreprises et 200 emplois en 2018.

 

Le fameux Trésorier Payeur Général relevé de ses fonctions

Le fameux Trésorier Payeur Général (TPG) Souleymane Adam est relevé de ses fonctions.

Abakar Djeroua , précédemment caissier Centrale à la Direction Générale du trésor et de la Comptabilité Publique devient le Nouveau Trésorier Payeur Général. Passation de Services en cours dans l’enceinte du Trésor.

Nouveau TPG

A Suivre. …

La première édition de « Africa Technovate » se tiendra à Safi du 21 au 25 janvier 2019

La ville de Safi abrite du 21 au 25 janvier 2019 le 1er Sommet africain de technologie et d’innovation “AFRICA TECHNOVATE”.
Co-organisé par “BC Skills” et l’Africa Global Emergence Center (AGEC), en collaboration avec l’UNESCO Science, la Banque africaine de développement (BAD) et d’autres organismes d’influence internationale, ce premier sommet africain dédié à la technologie et à l’innovation, réunira plus de 2.000 intervenants publics et privés représentant les plus grandes structures internationales dans le domaine des NTIC.
L’objectif principal du sommet est d’explorer et d’élaborer des politiques, des options de financement et diverses voies pour tirer parti de la technologie et de l’innovation pour fournir des infrastructures et des services dans des secteurs critiques vers la transformation économique et la durabilité de l’Afrique.

Mahamat Mahamout Issa Terda

Correspondant au Maghreb

TCHAD : L’OLEODUC TCHAD-CAMEROUN A FAIT UN BOND

Selon les données officielles, entre janvier et octobre 2018, l’oléoduc Tchad-Cameroun a généré des droits de transit de l’ordre de 24 milliards FCFA, en hausse par rapport aux 22,94 milliards FCFA enregistrés à la même période en 2017, pour un volume cumulé de 33,90 millions de barils contre 30,05 millions de barils un an auparavant.

Le droit de transit du pétrole tchadien via le Cameroun, a été porté de 1,30 à 1,32106 dollar par baril, aux termes d’un communiqué du Comité de pilotage et de suivi des pipelines (CPSP) reçu ce mardi à APA. Ledit taux actualisé, précise le document, est appliqué sur les quantités de pétrole brut enlevées au terminal de Komé-Kribi depuis le 1er octobre, et ce jusqu’au 30 septembre 2023, date de sa prochaine actualisation.

SOCIETE : LA FRAICHEUR SEDENTARISE LES N’DJAMENOIS

En cette période de fraicheur à N’Djamena difficile de voir de groupe de personnes tôt le matin ou dans les soirées pratiquer les activités sportives. Pourtant la pratique d’une activité physique est donc salutaire pour le bien-être humain et la préférer à la sédentarité, ne peut être que bénéfique pour la santé en général. Une étude met en évidence les conséquences néfastes de ne pas faire de sport.

Tôt le matin à l’heure de pointe l’on peut observer chez les travailleurs, débrouillards, élèves bref tout le monde les mains dans les poches, des pull-overs, enturbanner ou pas, direction dans les voitures, transport commun ou sur les engins à deux tout droit au bureau ou lieux de bisness.

Le soir à l’heure de descente les pas se précipitent pour dire « au revoir voisin, on se voit demain, kaï la fraicheur d’aujourd’hui la c’est grave…» Telle est l’habitude de cette période de novembre au mini février de chaque année.

Bon marché, bon payeur !

Les boutiquiers et les vendeurs friperies des pull-overs sont les bénéficiaires.  Deux à trois par jour chez le boutiquier « djiba soucar bé chaï » donne moi sucre et thé. Plus ont consomme du sucre, plus dépense de l’argent, plus on en magasine le taux du sucre dans le sang, plus on est exposé aux maladies non transmissibles telles que : cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’hypertension et certains cancers.

Beaucoup de tchadiens en particulier les n’djamenois ont trop peur du froid. Dès l’annonce de la fraicheur les sportifs occasionnels se sont casernés dans leur nid. D’autres à l’absence des activités sportives préfèrent prendre le chaud « chaï » en arabe tchadien ce qui veut dire le thé et aussi le « leda » boisson en sachet à la longueur de la journée pour se chauffer le corps.

Pire ignorance, la sédentarité plus le sucre ou l’alcool quel conséquence ?

Un autre comportement a souligné ici, une autre catégorie ne se lave pratiquement pas en cette période craignant le froid. Les odeurs sont neutralisées par des parfums.

Maintenir une bonne santé par le sport

Personne n’est sans savoir que maintenir une bonne hygiène de vie implique de l’exercice physique régulier associé à une alimentation saine et équilibrée, restent les meilleurs traitements de prévention contre les maladies de toutes sortes et les effets du vieillissement.

 

Les activités sportives simples mais bénéfiques pour le corps humain

Au lieu de craindre le froid, il serait préférable de pratiquer le sport car les bienfaits d’une activité physique régulière sont divers et variés et ses vertus agissent aussi bien sur le bien-être moral que physique des individus.

Il faut rappeler que l’activité physique intervient autant dans le processus d’amélioration du système cardio-vasculaire et agit sur le maintien du capital musculaire, osseux et articulaire, il favorise le transit et la capacité pulmonaire, permet la sécrétion d’hormones telle que l’endorphine qui génère la sensation de plaisir, facilite l’évacuation du stress tout en favorisant le sommeil.

En comparant les sédentaires aux plus performants en exercice, le risque de décès était de 500% plus élevé. Autrement dit, plus une personne fait de l’exercice, plus elle a de chances de vivre plus longtemps et en bonne santé.

Quels risques courent les sédentaires ?

L’inactivité physique est inévitablement liée à un risque élevé de développer ou d’accroitre des maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’hypertension et certains cancers.

Au niveau cardiovasculaire, l’appréciation du risque d’accident coronarien peut être reconnue comme plutôt élevée chez les sédentaires par rapport au type de personnes exerçant une activité physique d’au moins 30 minutes, trois fois par semaine.

La pratique d’une activité physique de façon régulière, est un facteur incontournable permettant la diminution de tous risques sur la santé toutes causes confondues, autant psychologiques que physiques et qui pourrait significativement diminuer et prévenir les risques de développer des maladies cardiovasculaires, du diabète, ou d’autres maladies chroniques.

Cette période ne devrait pas une excuse pour les sportifs occasionnels plus tôt une période qui nécessite plus des activités sportives.

DIPLOMATIE : L’AMBASSADE DES E.A.U AU TCHAD CELEBRE LA 47eme FETE NATIONALE

Le 02 décembre de chaque année, les Emirats arabes unis célèbrent leur fête nationale, les ressortissants et les résidents des Émirats arabes unis au Tchad n’ont pas dérogé cette règle. Ils ont célébré ce lundi 03 décembre a l’hôtel Hilton de N’djamena la 47eme fête nationale de leur pays. À cette occasion un dîné a été offert  par l’Ambassadeur des EUA, Mahmat Ali Chamsi.

L’occasion  a été toute indiquée  pour l’ambassadeur des EUA, de dire que son pays  qui avance avec sagesse et persévérance sur les traces de son père fondateur, le regretté Cheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan, et il est réputé pour sa sagesse et sa vision, son rôle et sa politique qui ont favorisé l’édification du pays, la réalisation du développement, le renforcement de l’économie et de la sécurité nationale, menant le pays vers un avenir prospère.

Pour Mahamat Ali Chamsi, les EAU ont adopté une approche active dans la diplomatie, avec une ouverture marquée sur le monde extérieur, en établissant un vaste réseau de relations avec divers pays du monde, essentiellement fondées sur le respect des principes et des chartes des Nations Unies et de la communauté internationale, au premier rang desquelles figurent la démocratie et les droits de l’homme et la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays.

«  En cette occasion historique, je voudrais convenir des relations bilatérales qui unissent nos deux pays amis. C`est à dire, le Tchad et Emirats Arabe unis. Ces liens reposent sur les principes de coopération et de respect mutuel et ont atteint le niveau de partenariat stratégique entre les deux pays et entre les deux peuples ces dernières années »  a souligné l’ambassadeur des EUA, avant d’ajouter que, les visites réciproques des dirigeants et des responsables des deux pays, ainsi que les niveaux sans cesse croissants des échanges commerciaux, économiques et culturels.

Ainsi l’engagement et le désir réciproquent du Président Idriss Deby Itno,  et de son frère, son Altesse le cheikh KHALIFA BIN ZAYED AL NAHYAN, président des Émirats arabes unis sont des indicateurs puissants qui témoignent de la vigueur des relations bilatérales dans divers domaines.

AHMAT MAHAMAT AHMAT

SOCIETE : LES FILLES TCHADIENNES A LA RECHERCHE DE LA PEAU BLANCHE

De part les coins et recoins du Tchad, plus précisément dans les grandes villes, le comportement des jeunes filles depuis des décennies n’honore pas les pratiques des sociétés classiques. Pour l’observateur, comment comprendre qu’à un certain âge, les filles, qui ont la peau ébène (noire) de naissance, changent la couleur de leur peau devenant adultes. Pourquoi cette métamorphose ?

La dépigmentation de la peau, est devenue une pratique voir une mode pour les jeunes particulièrement des filles au Tchad dans son ensemble. Elle est sans cesse décriée pour ses conséquences néfastes sur la santé de celle, pratiquante. Les produits éclaircissants communément appelés « ambi » se vendent comme des petits pains à des viles prix. Ce qui favorise plus même les démunis de s’en procurer.

Une attitude qui touche toutes les couches de la société. Riches, pauvres, jeunes et vieux. Bien qu’il soit devenu banal, le changement de la peau au caméléon  est un phénomène sociétal.

À N’Djamena par exemple, dans une même famille génétiquement tous ont la même couleur de peau à la naissance : fille comme garçon prennent les gènes des parents mais hélas à un certain âge la fille achète la peau claire au marché et elle devient brune et/ou blanche comme on le dit souvent.

Cette pratique fait que, on voit de plus en plus des filles étrangères dans une même famille. Elles sont de couleur claire, très claire, multi couleur…

Pour quelle cause vous changez la peau ? Micheline la vingtaine habitant le quartier Gassi dans le 7ème arrondissement de N’Djamena répond ; « la peau blanche est beaucoup plus estimée par les hommes car les femmes à la peau claire sont charmantes. Ce sont-elles qui rencontrent le plus de bonheur auprès des hommes. Elles sont présumées avoir plus de chance de se marier, et peuvent mariée avec une dot colossale… » conclu-t-elle en souriant.

Une autre femme rencontrée à Kabalaye dans le 3ème arrondissement, Halimé.

 

« C’est par la complexe d’infériorité car la clarté de la peau est devenue un standard de beauté, les femmes avec une peau d’ébène ou noire, ont du mal dans leur peau, vont tôt ou tard éclaircir la peau ».

Les parents sont-ils complices ?

Le changement de la peau est comme une mode, devant cette montée des NTIC le contrôle échappe certains parents.  Les jeunes filles se récurent la peau sous le regard parfois impuissant de leur entourage, on se partage des conseils sur quel type de crème utiliser, quelle injection prendre pour détruire de l’intérieur les pigments de la peau et avoir une peau digne d’une métisse où d’une blanche, sans se préoccuper des dangers de la pratique, car selon les médecins, cela cause des boutons, cicatrices, vergetures, mauvaises odeurs et même des cancers. Le pire de tout cela, ces catégories de personnes ne peuvent être admises à l’opération chirurgicale dû à la dépigmentation de leur peau.

Pour une étude sociétale nous donnerons la parole à un sociologue dans les prochains jours.